Cycle Catastrophe

Tous les mois, une palette de films réunis autour d'un thème.
EN JUILLET ET AOUT : UN ETE SOUS LES ETOILES.

Cycle Catastrophe

Messagede admin » Ven Mar 05, 2010 10:32 am

Devenus cultes, les films catastrophe qui ont déferlé sur les écrans dans les années 70 n'ont rien perdu de leur impact. Et le charme rétro de leurs effets spéciaux ne fait qu'ajouter au divertissement !

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En explosant le box-office, le 2012 de Roland Emmerich vient de démontrer que le film catastrophe a encore de beaux jours devant lui, même si, paradoxalement, il nous prédit la fin du monde ! Et l'arrivée en force de la 3D dans les salles obscures laisse augurer d'un raz de marée de productions apocalyptiques !









Mais si les progrès phénoménaux des effets spéciaux expliquent que ce genre tombé en désuétude à la fin des seventies ait pu renaître de ses cendres une quinzaine d'années plus tard, on aurait tort de le réduire à sa dimension ultra spectaculaire. Car la force du film catastrophe, ce n'est pas seulement de nous montrer les dégâts provoqués par des causes naturelles, techniques, humaines ou surnaturelles, mais aussi de s'intéresser aux réactions des victimes prises dans la tourmente. Là est aussi le spectacle, dans l'héroïsme ou la lâcheté dont font preuve les personnages, et dans les conflits qui les opposent lorsqu'ils cherchent le bon moyen de sauver leur peau.









Voilà pourquoi la première vague de films catastrophe qui déferla comme un tsunami dans les années 70 n'a rien perdu de son pouvoir décoiffant, même si la terreur se teinte aujourd'hui d'un certain amusement provoqué par le charme rétro des effets spéciaux ! Un sourire qui s'élargit encore davantage quand on découvre San Francisco, ancêtre du genre qui décrocha en 1936 un Oscar du meilleur son pour ses secousses sismiques jugées à l'époque saisissantes !









En 1970, c'est le fameux Airport qui a fait décoller le phénomène en attirant les foules dans les salles. Comme tout bon film catastrophe, il joue sur les peurs collectives, en l'occurrence l'angoisse de se trouver à bord d'un avion en perdition. Naufrages, incendies, déraillements ou attentats terroristes, les ressorts ne manquent pour prendre le public aux tripes, et la peur est encore plus sourde quand ce sont les éléments naturels qui se déchaînent...













C'est le cas dans Tremblement de terre où Charlton Heston et Ava Gardner vivent le cauchemar du Big One si redouté par les habitants de Los Angeles. À l'époque de sa sortie, outre les images saisissantes du film, c'est le « sensurround », un procédé sonore inédit, qui créa l'événement en faisant trembler les salles avec un réalisme surprenant. À tel point que les exploitants de cinémas furent contraints de tendre des filets au dessus des spectateurs pour les protéger contre les morceaux de plafond qui pleuvaient pendant les séances !







Pour ces raisons, mais aussi parce qu'il provoquait des nuisances sonores dans le voisinage, le « sensurround » sera rapidement abandonné. Mais il aura quand même eu le temps de sévir dans d'autres films, notamment Le Tobboggan de la mort, thriller vertigineux dans lequel George Segal, Richard Widmark et Henry Fonda sont confrontés à un terroriste qui a saboté des montagnes russes dans un parc d'attractions !







Le sabotage, rien de tel pour pimenter une catastrophe. C'est ce qu'a choisi de faire Robert Wise dans L'Odyssée du Hindenburg en inventant un complot - quitte à travestir l'histoire - pour expliquer le crash infernal de ce zeppelin qui faisait la fierté des nazis dans les années 30. Mais le cinéaste n'en a pas moins conservé des faits véritables, notamment quand, grâce à sa force et sa souplesse, un acrobate de cirque qui se trouve à bord parvient à sauver sa peau !









Autre terreur viscérale largement partagée : celle d'être victime d'un naufrage. Bien en avant que James Cameron n'en fasse la démonstration avec le succès de Titanic, le public s'était noyé de sueurs froides avec l'Aventure du Poséidon. Producteur du film, Irwin Allen a dirigé lui-même Le Dernier secret du Poséidon, une suite épique qui montre les survivants confrontés à des sauveteurs sans états d'âme. Pour la petite histoire, une première version du script faisait voyager les rescapés dans un train sur lequel s'effondrait un tunnel !







Comme Irwin Allen, à qui l'on doit aussi Le Sous-marin de l'Apocalypse, le cinéaste Wolfgang Petersen est un adepte de la terreur maritime. D'où son remake en 2006 de L'Aventure du Poséidon, précédé six ans plus tôt par En pleine tempête dans lequel George Clooney et Mark Wahlberg incarnent des pêcheurs piégés par une tornade. Tiré de faits réels et montrant en partie d'authentiques tempêtes, le film y puisse une partie de son réalisme, mais ce sont les trucages numériques qui rendent l'illusion parfaite.









Reste que si l'avènement de cette magie technologique à donné au genre un second souffle, la nouvelle vague de films catastrophe n'a pas forcément l'impact des perles des seventies, car pour réussir son coup, il ne suffit pas d'une avalanche d'effets spéciaux. En 1976, le cinéaste Larry Pearce en a fait la démonstration avec Un tueur dans la foule où c'est la menace de la catastrophe davantage que son déclenchement qui fait frissonner le public. Une bonne histoire, un suspense parfaitement mené, une interprétation impeccable : même en matière de film catastrophe, ce sont ces ingrédients essentiels qui font le grand cinéma.
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